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Appel à communication : Workshop - Matérialité(s) du manuscrit et mise en unités de l’écrit médiéval

le 23 juin 2027

Mercredi 23 juin 2026
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Appel à communication : Workshop "Matérialité(s) du manuscrit et mise en unités de l’écrit médiéval"


Date et lieu du colloque : 23 juin 2026, Université Versailles Saint-Quentin-enYvelines, 47 boulevard Vauban, 78280 Guyancourt.

Organisation :
  • Claire Angotti (Université de Reims Champagne-Ardenne / IRHT)
  • Pierre Chastang (UVSQ)
  • Anne Rochebouet (UVSQ / IUF)
  • Dominique Stutzmann (IRHT-CNRS)

En 1990 paraissait Mise en page et mise en texte du livre manuscrit1, consacré au codex médiéval. Ouvrage de référence d'ambition panoramique, il marquait l'aboutissement d'un intérêt nouveau porté à la matérialité et à la présentation graphique des textes médiévaux à la suite des développements de l'histoire du livre (codicologie quantitative, bibliographie matérielle, …) qui avaient marqué les deux décennies précédentes. Trente-cinq ans après, il n'y a pas eu de nouveaux efforts de synthèse sur cette question alors que les études sur la matérialité des textes et plus largement de l'écrit médiéval se sont énormément développées, tant dans le domaine des études historiques que littéraires, à la faveur notamment de la numérisation rapide et massive du patrimoine écrit. Nous souhaitons ainsi réfléchir à une nouvelle synthèse, qui offrira des perspectives renouvelées sur l'objet manuscrit et la matérialité des textes qu'il contient, en croisant les points de vue disciplinaires, souvent très cloisonnés (par type de corpus, par aires linguistiques, par zones géographiques), et en favorisant également le dialogue entre des traditions historiographiques, en partie nationales, concentrées sur leurs propres objets. Dans ce cadre, nous organisons une série d'ateliers autour de quatre grands thèmes, qui jetteront les bases d'une saisie réflexive des pratiques disciplinaires, hors des typologies et des genres constitués a priori, pour interroger à nouveau frais les différentes unité(s) signifiante(s) de l'écrit médiéval en contexte manuscrit. Nous accueillerons au cours de ces ateliers des présentations d'études de cas variées (plusieurs pour chaque intervention, de 30 minutes max., en français ou en angalis) ; cellesci serviront de base à un dialogue entre les participants. Le premier atelier, qui aura lieu le mardi 23 juin 2026 à Versailles, sera consacré à l'étude des dispositifs, les trois suivants aux notions de « Ruptures », « Granularité » et « Efficience ». Thème 1 : Dispositifs Les travaux consacrés à la matérialité de l’écrit médiéval, qu’ils abordent la mise en texte, en page, ou en livre, montrent que les dimensions matérielles de l’écrit ne constituent pas un cadre neutre de l’énoncé, mais participent pleinement à son organisation et à son interprétation comme elles influent sur sa réception et sa transmission. L’écrit médiéval peut être entendu comme un dispositif, un ensemble structuré de choix matériels et visuels qui contribuent certes au dégagement d’unités structurantes mais participent aussi pleinement à l'interprétation du texte proposé à l'œil. On pensera aux choix de l'objet-support (codex, rouleau, libellus, tablette), à l’emplacement du texte et à sa préparation (colonnes, lignes, réglures - pointe sèche, encre etc.), aux caractéristiques de l’écriture (espacement des mots, ponctuation, modules et formes d’écriture, « blancs »), aux marques d’organisation du texte (signes de paragraphe, alinéas, initiales, rubriques, titres, et « blancs » encore), comme à la présence d’éléments extra-textuels (ornementation, images, choix de couleurs…) qui peuvent être utilisés, ou non, conjointement au texte. 1 Dir. Henri-Jean Martin et Jean Vezin, Paris, Éditions du Cercle de la librairie / Promodis, 1990.Dès lors, l’étude de ces dispositifs invite à interroger leur variabilité historique, géographique, mais aussi générique et herméneutique. Comment ces procédés évoluent-ils selon les milieux de production, les traditions scripturaires, les genres textuels, les types de discours ou encore les usages sociaux de l’écrit ? Et dans quelle mesure ces variations affectent-elles le sens du texte, son éventuelle stabilité, son autorité, sa lisibilité ou sa performativité ? L espropositions d'interventions (800 mots) sont à envoyer d'ici le 26 mai à anne.rochebouet@uvsq.fr. Organisation Claire Angotti (Université de Reims Champagne-Ardenne / IRHT) Pierre Chastang (UVSQ) Anne Rochebouet (UVSQ / IUF) Dominique Stutzmann (IRHT-CNRS)