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Le tournant numérique appliqué à l'histoire atlantique et américaine : enjeux, potentialités, contraintes et limites

Journée d'études organisée par le Réseau pour le développement européen de l'histoire de la jeune Amérique (REDEHJA) dont l'objectif est de mener une réflexion sur l'utilité et les apports des "humanités numériques" dans la recherche en histoire actuelle.

le 20 juin 2014

le vendredi 20 juin 2014, de 9h30 à 16h30
Université Paris Diderot
salle Pierre Albouy 685C
Grands Moulins, 6e étage, escalier C
10, esplanade Pierre Vidal-Naquet,
75013 Paris
Présentation :

Sur son compte Twitter, l’historien de Harvard David Armitage se présente comme un “historien analogique dans un monde numérique”. Le commun des historiens/civilisationnistes, qu’il soit directeur de recherches ou doctorant, peut-il se permettre une telle posture?

À l’heure où nombre de séminaires, articles et numéros spéciaux de revues sont consacrés aux humanités numériques en histoire, il nous a semblé indiqué de porter la réflexion épistémologique sur les champs de recherches explorés au sein du REDEHJA (jeune Amérique et espace atlantique, 1607-1865).

Partant du postulat que les outils sont bel et bien utiles, cette journée entend poser la question de savoir s’ils sont pour autant devenus indispensables. Ainsi, le terme de “tournant numérique” est-il justifié ou exagéré ? Un doctorant pourra-t-il rivaliser sur le marché de l’emploi sans accès à des bases de données payantes comme JSTOR, EEBO/ECCO ou encore READEX ? Que gagne-t-on à utiliser des outils comme Zotero, Evernote ou Twitter ? À quels types d’enquêtes s’adressent des outils comme les SIG, le topic modeling, le text mining ? Quel est le rapport coût/bénéfice de l’apprentissage de ces outils ? Faut-il désormais concevoir un sujet en pensant aux usages/outils numériques ? Quelle est la responsabilité des directeurs de recherches vis-à-vis de leurs étudiants dans ce nouvel environnement ?

Les échanges se concentreront sur la période et les thématiques des chercheurs du REDEHJA (1607-1865) mais sans exclusive. Que pouvons-nous en effet tirer de l’expérience d’historiens travaillant sur d’autres champs et d’autres périodes ? Qu’avons-nous à apprendre des pratiques et des réalisations mettant à profit les outils des “humanités numériques” ?

La journée se structurera autour de trois ateliers thématiques, qui laisseront la part belle aux échanges. Les participants, qu’ils soient membres du REDEHJA ou non, qu’ils soient américanistes ou non, sont invités à apporter leurs témoignages et faire part de leur expérience pour enrichir la réflexion.


[style3;Programme :]

9h30 : Accueil & café

10h-10h30 : « Les enjeux épistémologiques du recours aux humanités numériques en histoire », Lauric Henneton, ESR-UVSQ

10h30-12h : Atelier 1
Présentation d’outils numériques (Zotero, Evernote, Inkscape, Google Maps, Gephi, Mallet…).
Modérateurs : Lauric Henneton, ESR-UVSQ & Clément Martin, Paris Diderot
Intervenants : Emmanuelle Pérez, EHESS & Maxime Gennaoui, ENS Lyon

12h-13h30 : Pause déjeuner

13h30-13h45 : Accueil de l’après-midi

13h45-15h : Atelier 2
Présentation de projets en cours et de réalisations en Digital history
Modérateur : Clément Martin, Paris Diderot
Intervenants : Emmanuelle Perez, EHESS & Matthieu Renault, Paris 13

15h-15h15 : pause-café

15h15-16h : Atelier 3
Les enjeux didactiques: l’enseignement des Digital Humanities les universités françaises et américaines.
Modérateur : Claire Bourhis-Mariotti, Cergy-Pontoise/Paris Diderot
Intervenants : Deborah Jenson, Duke University & David Bell III, Duke University

16h : Conclusions & présentation de la seconde journée d’étude autour des humanités numériques du 17 octobre 2014, par Lauric Henneton, Claire Bourhis-Mariotti & Monica Henry, UPEC.
Informations complémentaires