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Journée d'études "Violence politique, terreur et révolution en France (1789-1799)"

Cette journée d'études, organisée par Peter Campbell (laboratoire ESR), réunira des spécialistes internationaux afin d'explorer la notion d'« expérience révolutionnaire ».

Pour les sociologues et les historiens, la Révolution française est le modèle par excellence qui permettrait de traiter de la nature des changements révolutionnaires et de la structure des révolutions. Si la Révolution française est un modèle si adéquat, c’est parce que la distance analytique et l’abondance des sources permettent de trouver des réponses pertinentes aux questions qui se posent pour juger des révolutions récentes. Cela dit, chaque génération définit cette révolution différemment selon ses expériences et ses présupposés propres. Actuellement, la notion la plus courante est celle qui consiste à la décrire téléologiquement comme un passage vers la modernité. Pour nous, cette interprétation qui voit la société issue de la révolution comme étant principalement une expérience de transition vers la modernité est hautement problématique, car elle ne correspond pas vraiment à ce que l’on sait de cette société.

Au lieu de traiter 1789-99 comme le début de la modernité européenne ou comme un modèle pour les révolutions à venir, nous envisageons de revisiter la période pour explorer « l’expérience révolutionnaire ». Ce projet implique une liberté d’interprétation qu’encouragent les développements politiques récents, mais conteste fortement l’idée que la Révolution française soit terminée. Une assertion démentie du reste par les débats actuels à propos du « Printemps arabe ». La participation dans ces révolutions arabes démontre également combien sont difficiles les questions relatives aux relations de la révolution avec la modernité. Certes, nous voulons réaffirmer l’utilité de la Révolution française comme modèle, mais sous une perspective différente. Aussi notre approche se focalise-t-elle tout d’abord sur la Révolution française, avant d’élargir la perspective et de prendre en compte les révolutions récentes.

L’idée est de mieux comprendre l’expérience qu’est la transition révolutionnaire en général. Les restaurations et les périodes d’après-guerre ont déjà été étudiées comme des périodes de transition, mais non les révolutions.
Informations complémentaires
Partenaires :

La Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines
L'unviersité de Portsmouth
L'université de Kingston

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