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Projet 2020-2025

La programmation scientifique du laboratoire DYPAC de 2020 à 2025 :


Axe 1. Collectionner, classer, échantillonner, caractériser


Ce premier axe reflète le travail collectif mené sur l’histoire longue des formes de patrimonialisation des objets culturels. Comme dans le projet quinquennal précédent, il s’agit d’apporter une contribution à l’histoire du collectionnisme, des usages et fonctions politiques et culturelles attachées à la constitution et à la transmission des collections et des bibliothèques, de l’Antiquité au XVIIIe siècle. Le séminaire de laboratoire « Collections » (2014-2019) a permis de diversifier la nature des objets ou ensembles d’objets étudiés, et favorisé la confrontation de points de vue de spécialistes de disciplines variées travaillant sur des objets ou des phénomènes identiques ou comparables (ex : la grande statuaire en bronze, l’armure, la signature, etc.).
Le renforcement de l’équipe dans le domaine de l’histoire des sciences ainsi que la multiplication des collaborations en dehors de nos disciplines ont conduit à l’élargissement des objets étudiés aux domaines de l’histoire naturelle et de la médecine.
Se pose parallèlement la question de l’échantillonnage, du statut du fragment, et donc de la représentativité d’un objet isolé ou d’un spécimen.
Enfin est abordée la question de la caractérisation des objets, des textes, des échantillons ou des fragments. Une attention toute particulière est portée, dans cet axe, au rapport entre l’unique et la série.


Axe 2. Translatio : transmission, transformation, altération, circulation


Le second axe porte sur l’étude des phénomènes de déplacement dans le temps, dans l’espace et dans les différents champs du monde social, des objets, des documents et des textes. La matérialité est donc au cœur de cet axe.
Il entre en continuité avec les champs de recherche des membres de DYPAC travaillant sur les phénomènes de traduction, mais aussi de circulation, de transmission des textes et des objets (voire d’ensembles d’objets, comme les collections et les bibliothèques, elles aussi soumises au phénomène de la translatio).
Se pose donc ici la question des transferts culturels, dans leur contenu, leur signification, mais aussi dans leur matérialité.
Le numérique a toute sa place dans cet axe au sein duquel plusieurs projets visent à réaliser des outils numériques de cartographie des données.

Axe 3. Sciences, savoirs, pouvoirs


Au sein de cet axe qui rassemble les champs de recherche d’une très grande partie des membres de DYPAC, sciences et savoirs sont considérés comme des domaines discursifs particuliers liés à des formes d’exercice du pouvoir.
Il s’agit d’interroger l’histoire longue des catégorisations des savoirs et des pratiques savantes, ainsi que celle de la diffusion et de la communication du savoir : les questions relatives aux traductions (et donc des langues du savoir) mais aussi celles qui touchent à la matérialité du livre, manuscrit et imprimé, constituent des points de rencontre avec les autres axes.
Une attention particulière est donc portée à l’étude des formes matérielles de traitement de l’information, par exemple les caractéristiques matérielles et littéraires des textes et des images scientifiques.
La question familière des lieux du pouvoir, des lieux du savoir (à la ville, à la cour, à différentes échelles) est approfondie ou envisagée à nouveaux frais, avec une attention particulière au phénomène curial dans la longue durée. La figure du souverain, patron des arts, des sciences, de la culture, demeure centrale dans les préoccupations de nombre de chercheurs de DYPAC.
Enfin, l’usage du chiffre, dans la sphère savante, l’administration, la cour, le commerce, l’entreprise, fait l’objet d’investigations plus poussées en partenariat avec des institutions spécialistes d’histoire économique.


Axe transversal : (Im)matérialités


Nous proposons d’explorer, dans un axe transversal, le rapport entre le matériel et l’immatériel, entre les processus de matérialisation et de dématérialisation.
Cela convoque nécessairement le champ des humanités numériques : éditions numériques, fouille textuelle, bases de données, cartographies, etc.
Il s’agit aussi de réfléchir à l’impact du numérique sur la conservation des objets culturels, sur les méthodes et les questionnements en sciences humaines : le rapport entre dématérialisation et décontextualisation par exemple ; ou encore la dissociation, opérée par le numérique, entre la matérialité de l’objet et son sens, entre lieu de production et lieu d’utilisation.
Cet axe induit d’opérer une archéologie de la dématérialisation : étude des formes historiques de dématérialisation (classements, catalogages, descriptions, images…) qui offrent à leur tour des possibilités de rematérialisation ou de restitution, soit par les acteurs de l’histoire (recettes, manuels de chirurgie ou d’obstétrique, savoir-faire transmis par l’écrit…) soit par les chercheurs d’aujourd’hui (reconstitutions de bibliothèques, de collections, visites virtuelles 3D, recréation d’instruments scientifiques etc…).
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Précédent contrat 2014-2019

Précédent contrat 2010-2014