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ADeMat 3: Analyses et description des matrices de sceaux du Moyen Âge

Coordinateur : Pierre Chastang(DYPAC-UVSQ)
Partenaires : Clément Blanc (Archives nationales), Philippe Dillmann (LAPA/CEA), Serge Cohen (IPANEMA), Etienne Anheim (EHESS), Lloyd De Beer (British Museum) et Laetitia Barraque (Palais des Beaux Arts de Lille)
Financement : LabEx PATRIMA
Durée : 12 mois

du 15 octobre 2018 au 14 octobre 2019

Constitué de plusieurs milliers de matrices métalliques et de centaines de milliers d’empreintes en cire, le corpus sigillaire représente encore une terra incognita pour la communauté scientifique. Il n’existe, à ce jour, aucune approche globale des différents maillons de la chaîne opératoire qui va de la fabrication de la matrice à l’instant du scellage, pour se prolonger sur les questions liées au devenir des matrices à la mort de leur propriétaire. Le projet Ademat 3, qui prolonge les programmes Ademat  1 et 2, financés entre 2015 et 2017, se propose de poursuivre les recherches engagées sur le corpus des matrices de sceaux du Moyen Âge par le biais de nouvelles méthodologies et plus particulièrement une approche quantitative. Un.e post-doctorant.e sera recruté.e à la rentrée 2018 dans cette perspective. Les résultats obtenus au cours des deux dernières années ont permis des avancées majeures quant à notre connaissance des éléments constitutifs des matrices de sceaux ainsi que des pratiques d’ateliers et nous incitent à approfondir désormais l’enquête par le biais d’études statistiques.  En intégrant les matrices conservées au British Museum, cette nouvelle année conférera une dimension internationale au programme.
[style2;Perspectives pour l’année 2018-2019 : Ademat 3]
Le programme Ademat s’est donné pour objectif une connaissance approfondie d’un corpus encore largement inédit, sous l’angle de sa recension et de la connaissance des conditions de sa production. Pour ce faire, il s’agit d’analyser les compositions des alliages, préalable à l’étude de l’art de la gravure et plus globalement de l’orfèvrerie médiévale.  A cet objectif sigillographique, s’ajoute la constitution d’un référentiel de comparaison des alliages permettant de dater des corpus métalliques dont la datation demeure incertaine.
Pour ce faire, dans le cadre du projet Ademat 3, il semble nécessaire d’augmenter le nombre et la qualité d’items analysés notamment par le biais de son enrichissement international (British Museum), mais surtout de mettre au point de nouvelles approches méthodologiques.  Dans ce contexte, l’entrée d’un nouveau partenaire dans le projet à savoir laboratoire IPANEMA (CNRS) permet d’envisager de nouvelles perspectives de recherches et d’interprétations.

> En savoir plus sur ADeMat 1 et 2