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Dynamiques patrimoniales et culturelles (DYPAC), laboratoire de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

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Dynamiques patrimoniales et culturelles (DYPAC) > La recherche > Projets

ADeMat et ADeMat 2 : Analyse et description des matrices de sceaux du Moyen Âge

Coordinateur : Etienne Anheim (DYPAC-UVSQ)
Partenaires : Clément Blanc (Archives nationales) et Philippe Dillmann (NIMBE/LAPA)
Financement : LabEx PATRIMA
Durée : 24 mois

Sceau
Constitué de plusieurs milliers de matrices métalliques et de centaines de milliers d’empreintes en cire, le corpus sigillaire représente encore une terra incognita pour la communauté scientifique. Il n’existe, à ce jour, aucune approche globale des différents maillons de la chaîne opératoire qui va de la fabrication de la matrice à l’instant du scellage, pour se prolonger sur les questions liées au devenir des matrices à la mort de leur propriétaire. Le projet ADeMat ambitionne de poser les bases d’un renouvellement de l’approche sigillographique en se concentrant sur la partie de cette chaîne concernant l’outil matriciel. En effet, les matrices qui ont servi à façonner les sceaux n’ont pas encore été prises en compte pour ce qu’elles sont, à savoir un corpus métallique permettant grâce une masse considérable d’objets bien datés, d’enrichir notre connaissance de la production d’orfèvrerie médiévale. Ce corpus a depuis une dizaine d’années fait l’objet d’un certain nombre d’entreprises de catalogage, essentiellement à l’étranger. En France nous disposons depuis quelques temps d’outils comparables formant un préalable essentiel à la poursuite des recherches au niveau, cette fois, de la matérialité même des objets. Profitant d’un mouvement favorable à l’égard d’un corpus en pleine éclosion, cette étude pluridisciplinaire, qui articule humanités et sciences dures et qui replace les matrices dans le contexte de leur production et de leurs usages, permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche pour des domaines aussi variés que l'archéométallurgie, l’histoire sociale et politique, l’histoire des techniques, l'histoire de l’art, l’archéologie ou bien encore l’anthropologie. Outre qu’elle permettra d’infirmer ou de confirmer un certain nombre d’hypothèses véhiculées depuis longtemps par l’historiographie notamment en terme de gravure du métal et de pratiques d'ateliers, elle replacera au coeur de la médiévistique un objet tout aussi fondamental que négligé, du fait, sans doute, des multiples compétences que sa compréhension exige.

Objectifs :

Alors que les matrices de sceaux forment l’un des plus abondants corpus d’orfèvrerie médiévale qui nous soient parvenus, un corpus par ailleurs très peu étudié par les spécialistes de la question, nous disposons de très peu d’informations sur les matériaux qui les constituent et leur mode de fabrication n’ont pas encore été analysées et interprétées dans le cadre de l’approche qui est la nôtre. Il n’existe en effet aucune étude scientifique sur la composition des alliages. En la matière, pour l’instant seules quelques hypothèses énoncées à partir de simples observations tiennent lieu de règle générale. Or, l’analyse des métaux présente un double intérêt :
enrichir notre connaissance des matrices elles-mêmes ;
déterminer par comparaison, parce que ce corpus est abondant et bien daté, la période de fabrication d’objets réalisés dans des alliages similaires.
Des analyses, portant sur la composition des métaux, menées à partir d’objets choisis selon des critères pertinents de datation, permettraient de fournir un échantillonnage des alliages utilisés en fonction de fourchettes chronologiques précises.

Finalité :

Mettre en évidence les évolutions dans la composition des alliages dans le temps et dans l'espace
Déterminer, à partir de ces données, l'existence d'une production spécifique aux matrices
Enrichir notre connaissance sur les procédés mis en oeuvre dans les ateliers de fondeurs et de graveurs durant la période médiévale, grâce à la détermination de la nature des alliages


ADeMat a reçu un second financement de la Fondation des sciences du patrimoine permettant un prolongement du projet de 12 mois.

Dernière mise à jour de cette page : 2 juillet 2018


Équipe et partenaires

AnArchives nationales

LAPALaboratoire archéomatériaux et prévision de l'altération

Post-doctorante sur le projet

Informations pratiques

 
 

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